Projet collectif
Soufflet_Lot 1_Sept_2022_GC
Les cinq exploitations de ce projet collectif, situées de part et d’autre de la limite entre l’Aube et la Haute-Marne, convergent sur le thème de transition de leur système de culture vers l’ACS. Certaines exploitations étant plus avancées que d’autres sur ce nouveau système technique, la connaissance et le partage d’expérience sont au cœur de ce projet collectif regroupant environ 1 200 hectares de grandes cultures. Soucieux de produire de manière plus responsable, conscient des impacts de l’agriculture sur l’environnement et de la nécessité de transmettre un « capital-sol » fort aux générations futures, les exploitants s’engagent dans une réelle démarche de régénération. L’objectif de cette démarche est double. D’un côté, réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à l’activité des exploitations en réduisant notamment les quantités d’engrais minéraux apportées au profit de formes organiques et en se tournant vers des formulations moins émettrices de GES au champ et à la fabrication, comme l’ammonitrate, dans une région où l’inertie historique de l’utilisation de la solution azotée est forte. Pour deux exploitations parmi les cinq, arrêter le travail du sol au profit du semis direct leur permettra également de réduire leur consommation de carburants fossiles. D’un autre côté, stocker du carbone dans les sols en apportant davantage d’amendements organiques et en implantant non pas des couverts réglementaires, mais en cultivant de réels couverts dits « agronomiques » au profit de la culture suivante et du stockage de carbone dans le sol. Enfin, pour trois exploitations, la diversification des cultures sera un pilier clé du projet bas carbone : en participant à l’approvisionnement en biomasse d’une unité de méthanisation voisine, une partie de l’assolement sera consacrée à la production d’un mélange de seigle et de luzerne. En plus de participer à la production d’énergies renouvelables, cela permettra aux exploitations de recevoir du digestat à épandre sur leurs cultures pour remplacer les engrais minéraux de synthèse, et de se raccrocher au cycle naturel de l’azote.
Ces leviers permettront, années après années, de recharger la matière organique du sol, pièce maîtresse des systèmes agricoles en matière d’adaptation au changement climatique (sécheresses répétées, etc.) et d’atténuation de ce dernier, mais aussi de préservation de la biodiversité fonctionnelle. Accompagné par un technicien spécialisé des systèmes ACS, ce projet collectif de Transition vers l’ACS en Barrois va au-delà du carbone et veille à ce que son système soit, demain, source de multiples bénéfices environnementaux.
-
État du dossier
Labellisé
-
Méthode
Grandes Cultures
Consulter la méthode
Détails du projet
-
N° du projet
13716405
-
Date de labellisation
-
Région administrative
Grand Est
-
Date de notification
7 120 tCO2e
crédits carbone potentiels*
Leviers
-
L1. Réduction de la consommation énergétique de l’exploitation
2
-
L3. Stockage de Carbone dans le sol
9
-
L7. Fertilisation azotée organique et minérale
13
Co-bénéfices
-
C1 consommation d'énergie non renouvelable
-350,61
-
C2 émission d'ammoniac
1,47
-
C3 lixiviation de nitrate
22,11
-
C4 usage de produits phytopharmaceutiques
-0,27
-
C5 consommation en eau
0
-
C6 érosion des sols
0
-
C7 consommation de phosphore
0,33
-
C8 biodiversité
5
-
C9 réponses aux demandes sociétales
5
-
C10 dynamiques territoriales
0
-
C11 qualité de vie au travail
0
Réductions d’émissions
-
Emissions évitées ex-post potentielles
920 tCo2
-
Stockage ex-post potentiel
7 641 tCo2
Le(s) financeur(s) du projet
Avant l'étape de la reconnaissance des crédits carbone, les financeurs sont indiqués sur cette page à l'initiative et sous la seule responsabilité du responsable du projet.